Miejsce (Position)
Edward Sturlis, 1966 (Pologne) - 6'30 - Animation de marionnettes
Pour ne rien regretter des vacances, voici un court-métrage délicieusement rétro sur les relations à la plage ...


Où le voir ? ICI
Le blog des images qui bougent et de celles qui ne bougent pas ...
Edward Sturlis, 1966 (Pologne) - 6'30 - Animation de marionnettes
Pour ne rien regretter des vacances, voici un court-métrage délicieusement rétro sur les relations à la plage ...


Où le voir ? ICI
Quand un série culte rend hommage à un très grand ... ça donne Bart Simpson qui se bagarre avec les White Stripes !



Où le voir ? Un extrait de l'épisode
Liens : le clip original et le making of par Gondry lui-même ...
Ils débarquent le 25 juillet !
En attendant, on peut aller faire un tour sur leur site pour visiter Springfield et surtout pour créer son propre Simpson ... le jaune, ça ne ma va pas si mal finalement !
Liens : le site de Les Simpson le film.
On trouve des choses étonnantes sur le net ... comme cette incroyable chorégraphie-animation exécutée dans un stade japonais ! Ou comment faire du dessin animé en direct ...
Où le voir ? ICI
En fouillant sur le net, on peut trouver ces belles (et parfois étranges) affiches de grand classiques de l'animation. La plupart sont des oeuvres polonaises des années 60 et 70 : à l'époque, les affiches de tous les films importés en Pologne étaient redessinées par des artistes locaux. D'où la naissance de ces quelques merveilles, très loin de l'univers auquel les productions de l'oncle Walt nous ont habitué ...
Le jury du 60 festival de Cannes n'a pas oublié l'animation et a attribué le prix du jury à Persepolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud (ex-aequo avec Lumière Silencieuse de Carlos Reygadas).
L'animation a été également récompensé en dehors de la compétition officielle puisque le Grand Prix Canal + du meilleur court-métrage revient à Madame Tutli-Putli de Chris Lavis et Maciek Sczerbowski.
Joan Sfar a croqué les 15 jours du festival ... à retrouver ICI.Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, 2007 (France) – 1h35 – dessin animé
Téhéran, 1978. Marjane est une petite fille insouciante dont les seules obsessions sont de pouvoir un jour «se raser les jambes et devenir le dernier prophète de la galaxie». Les événements auxquels son pays va être confronté vont venir bousculer son quotidien ...




Persepolis reprend la trame des trois premiers tomes de la bande dessinée et nous fait suivre le parcours de Marjane, de son enfance au début de l'âge adulte. On découvre avec elle la révolution et la guerre mais aussi toute les « petites histoires » de ses proches. Ce mélange, déjà très présent dans la bd, associé à un ton très libre, nous donne un grand sentiment de proximité avec le personnage principal : peu importe finalement où se déroule ces événements, il s'agit avant tout de l'histoire d'une jeune fille qui cherche sa place dans un monde en plein changement. Si le film avait été tourné en prise de vue réelle, le résultat aurait sûrement été beaucoup plus marqué culturellement voire tenté par le côté « folklore et tradition». L'animation permet d'échapper à tous ces travers grâce à la simplification du dessin et au parti pris radical du noir et blanc : l'action semble « hors du temps », sans autres repères temporels que ceux qui sont donnés volontairement par l'auteur. Les images des manifestations et de combats évoquent de par leur stylisation des images bien plus anciennes et restent pourtant d'une absolue modernité.




Il faut également souligner le magnifique travail d'animation : pratiquement tout a été animé et cleané « à la main », et le résultat est tellement fluide et juste que l'on oublie presque que l'on est en train de voir un dessin animé. Tout comme dans son oeuvre « papier », le graphisme (et donc l'animation) change subtilement pour suivre les pensées de l'héroine, qu'elle imagine la vie mouvementée de son oncle ou qu'elle tombe amoureuse. Ce mélange de techniques (papier découpé, 3D, etc.) se fait oublier tant il soutient la narration.


Un mot enfin sur le choix des voix : les comédiens sont tous excellents, avec une mention spéciale pour Danielle Darrieux en grand-mère peu conventionnelle. Les acteurs laissent vivre les personnages, on oublie leur présence « réelle » (j'ai d'ailleurs du tendre l'oreille pour reconnaîre la voix de Catherine Deneuve), ce qui est de moins en moins courant dans les productions actuelles.

Persepolis n'est pas juste un très bon film d'animation, c'est tout simplement un grand film. J'espère vivement que le jury du festival de Cannes ne passera pas à côté, sous prétexte que c'est un dessin animé ...
Date de sortie : 27 juin 2007 – des avant-premières sont organisées dans plusieurs villes, il suffit de s'inscrire ICI.
Liens : le site officiel, le blog et la page MySpace de Persepolis.
En plus : le site de la galerie Arludik, où l'on peut voir (et acheter) des tirages limités des dessins originaux, et le site de la FIDH (Fédération Internationnale des ligues des Droits de l’Homme.), sur lequel on peut voir une vidéo du vernissage de l'exposition. Les oeuvres seront mises au enchères le 20 juin prochin à l'Espace Cardin et les bénéfices seront reversés à le FIDH.
A noter : à l'occasion de la sortie du film, l'Association réédite Persepolis en monovolume.