Humans
Three Legged Legs, 2006 (USA) - 1' 07 - Animation 2D/3D
Un petit court pour nous présenter le pire ennemi de la Terre ... et des autres planètes !
Où le voir ? ICI
Lien : le site de Three Legged Legs.
Le blog des images qui bougent et de celles qui ne bougent pas ...
Three Legged Legs, 2006 (USA) - 1' 07 - Animation 2D/3D
Un petit court pour nous présenter le pire ennemi de la Terre ... et des autres planètes !
Où le voir ? ICI
Lien : le site de Three Legged Legs.
Marie Paccou, 1998 (France) - 4' 12 - 2D
"Un jour, un homme est entré dans mon ventre". C'est par cette phrase étrange que commence ce court métrage métaphorique dans lequel Marie Paccou nous fait suivre la vie quotidienne d'une femme qui s'est réveillée un matin avec un petit homme à travers le corps.
La réalisatrice souhaitait au départ raconter cette histoire sous la forme d'une BD réalisée en gravure. Finalement, elle a opté pour un graphisme plus contrasté, ou les noirs et les blancs purs viennent soutenir et mettre en scène son propos.
A découvrir !
Où le voir ? Un jour est disponible en DVD.
Hayao Miyazaki, 1979 (Japon) - 1h40 - dessin animé

Le Château de Cagliostro nous raconte les aventures de Lupin III, le petit-fils d'Arsène Lupin, qui poursuit la "profession" de son grand-père : la cambriole de haut vol. Il décide de s’attaquer au château du comte Cagliostro, grand faux-monnayeur et kidnappeur de la jeune Clarisse …
Tous les ingrédients du film d’aventure sont réunis : un filou au grand cœur, des escrocs sympathiques, un grand méchant et une jeune fille en détresse. Rajoutez des courses poursuites délirantes, des explosions, des engins aériens et des cascades. Secouer avec un brin de fantastique, et vous obtenez un excellent divertissement.


Mais on aurait tort de penser que Miyazaki n’a pas insufflé son univers dans ce film de commande, qui est tout de même son premier long métrage. Il complexifie le personnage de Lupin en lui ajoutant une dimension humaine et des sentiments qui n’apparaissaient pas dans les mangas originaux. Il retrouve ainsi un personnage plus proche de celui créé à l’origine par Maurice Leblanc. A travers le personnage de Clarisse, il esquisse son héroïne récurrente, idéaliste et pure, qu’il concrétisera avec Nausicaa.
Il se sert également de ce film pour rendre un grand hommage à Paul Grimault, le créateur du Roi et l’oiseau (1980). En effet, les décors du château de Cagliostro sont directement inspirés du palais du roi. Il faut noter que le film de Grimault est postérieur à la réalisation de Miyazaki mais le roi et l’oiseau est en fait une reprise de la Bergère et le ramoneur, que Grimault et Prévert n’avaient pas pu finaliser en 1952.
Le Château de Cagliostro
Le Roi et l'oiseau
Le Château de Cagliostro
Le Roi et l'oiseau
Où le voir ? Le Château de Cagliostro est disponible en DVD.
Liens : le dossier consacré au Château de Cagliostro par Buta Connection et le site du créateur de Lupin III, Monkey Punch.
A savoir : Lupin roule en Fiat 500 parce que l’animateur en chef de la série Lupin III en avait une (Miyazaki lui a même consacré une nouvelle !). Clarisse a une 2CV qui était la première voiture de Miyazaki.
En français, le personnage de Lupin s’appelle Wolf dans le film et Edgar dans la série pour éviter tout problème avec les ayant droits de Maurice Leblanc …
Il y a quelques jours, j'ai eu la chance de recevoir un DVD du Seoul Animation Center présentant les courts métrages récents de jeunes réalisateurs coréens. Je m'attendais à ce que les films soient de qualité mais j'ai été surprise par la variété des techniques, des partis pris graphiques et surtout des thèmes abordés. On est bien loin du cliché du "sous-manga" coréen qui est souvent véhiculé ...
Contrairement aux idées reçues, il n'y a pas que de l'infographie (2D sur ordinateur, 3D, etc.) mais beaucoup de techniques traditionnelles comme la peinture sur plaque de verre, les dessin sur papier, l'animation en pâte à modeler ou de marionnettes.
Les réalisateurs explorent également la façon d'animer : dans On the day ... de JO Su-jin (2003), un film remarquarble par la beauté des ses images, la narration réside sur une série de transformations et de jeux de formes pour évoquer le dévellopement de la vie.

Forest de Lee Kkot Song-yi (2002) aborde la culture coréenne traditionelle et son rapport à la nature en utilisant la légèreté de l'aquarelle et en la poussant jusqu'à l'abstraction.
Les thèmes traités dans ces courts sont souvent liés au monde intérieur et aux souvenirs. A ship full of fish de Choi Min-ho (2003), au dessin virtuose, raconte avec une grande poésie les souvenirs d'un simple pêcheur.
Drawing the Freedom de Park Won-chul (2003) raconte l'histoire d'un prisonnier qui s'évade grâce au dessin. Pour soutenir cette jolie fable sur le pouvoir de l'imagination, le réalisateur mélange les techniques de pâte à modeler et de dessin animé. Une réussite !
Yoyo's song de Lee Soug-youn (2002) mixe la claymation et la vidéo pour nous raconter la perception du monde de Yoyo, un petit garçon solitaire.
Le film le plus suprenant est sûrement A Preordained Tie d'Amy Lee (2001) : une histoire étrange entre conte traditionnel et plongée sous acide, un graphisme délirant dans lequel on retrouve des références etonnantes : les paysages du Douanier Rousseau, le graphisme psychédélique et les peintures naïves d'Amérique du Sud !
Lien : le site du Seoul Animation Center.
Tyger! Tyger! Burning bright,
In the forests of the night,
What immortal hand or eye
Could frame thy fearful symmetry?
In what distant deeps or skies
Burnt the fire of thine eyes?
On what wings dare he aspire?
What the hand dare seize the fire?
And what shoulder, and what art,
Could twist the sinews of thy heart?
And when thy heart began to beat,
What dread hand? And what dread feet?
What the hammer? What the chain?
In what furnace was thy brain?
What the anvil? What dread grasp
Dare its deadly terrors clasp?
When the stars threw down their spears,
And water'd heaven with their tears,
Did he smile his work to see?
Did he who made the Lamb make thee?
Tyger! Tyger! burning bright
In the forests of the night,
What immortal hand or eye
Dare frame thy fearful symmetry?
William Blake
Où le voir ? Sur le site de Tyger.
En ce moment ont lieu deux manifestations qui sollicitent le vote du public : le Flash Festival au Centre Pompidou et les Espoirs de l'animation, organisé par Canal J.
Le Flash Festival est une manifestation qui se définie comme le "premier festival francophone du contenu et de la création sur Internet". Elle existe depuis 5 ans et invite les internautes à voter pour les finalistes dans chaque catégorie, dont une section Animation. Pour ma part, j'ai craqué pour la très belle animation d'introduction du site de Kenzo.

Toutes les catégories valent vraiment le temps qu'on s'y attarde, on peut voir des choses très élégantes et originales (voir aussi l'édition précédente).
Canal J ouvre ses portes depuis 5 ans aux étudiants des écoles d'animation françaises (La Poudrière, les Gobelins, l'EMCA et l'ESAAT) en diffusant une quarantaine de courts métrages autour du thème "Les nouveaux héros". Onpeu également les visionner et voter sur le site de Canal J (attention, pour cela il faut s'incrire gratuitement mais ne donnez pas un mail bidon, ils envoient un message d'activation ....).
Une rétrospective des courts primés aux 4 précédentes éditions des "Espoirs de l’Animation" sera proposée sur Canal J et au festival d'Annecy du lundi 5 au jeudi 8 juin.
Liens : le Flash Festival et le site de Canal J.
Qu'est-ce que le Wensleydale ? Un des fromages favori de Wallace !
Nick Park en ayant fait un fondu de cheese, il n'a de cesse d'en parler tout au long de ses aventures avec Gromit. En fait, c'est une réelle obsession, à tel point que c'est le manque de fromage qui est le point de départ de leur toute première aventure (A grand day out, 1989).
En réalite, Wallace & Gromit ont permis de sauver le Wensleydale, un des nombreux fromages anglais, car à force d'entendre Wallace en vanter les mérites, les brittaniques ont recommencer à en consommer. Du coup, on peut trouver le Wensleydale officiel de Wallace & Gromit dans toutes les bonnes crémeries !
Lien : le site du Wensleydale "Wallace & Gromit"
Will Vinton & Bob Gardiner, 1974 (USA) - 7'21 - animation en pâte à modeler
Closed mondays raconte les tribulations d'un ivrogne dans une galerie d'art. Sous l'effet de l'alcool, les oeuvres se mettent à vivre ...
Will Vinton est un des précurseurs dans l'animation en plasticine, il a d'ailleurs déposé le terme "Claymation", contraction de clay (argile) et animation.
Dans ce film, il fait preuve d'une véritable virtuosité, notamment pour les animations des expressions du personnage.
Closed mondays a reçu l'Oscar du Meilleur Court-métrage d'Animation en 1974.
Lien : le site de Will Vinton.
Jacques Drouin, 1976 (Canada) - 7' 31 - écran d'épingles
Un peintre installe sont chevalet et peint le paysage devant lui. Une fois son oeuvre achevée, il entre dans la toile ...
Le paysagiste est une invitation a suivre un artiste dans son univers intérieur et à découvrir les méandres de son esprit.
Jacques Drouin a réalisé ce film à l'ONF (Office National du Film du Canada), sur l'écran d'épingles mis au point par Alexeïeff et Parker.
Liens : Une présentation de Jacques Drouin.
Bernard Génin, 2003 - Collection : Les Petits Cahiers - Cahiers du Cinéma-Editions de l'Etoile
Le cinéma d'animation est un excellent petit ouvrage, clair et concis (et à un prix tout-à fait raisonnable) , pour aborder l'animation ou pour approfondir ses connaissances en la matière.
En plus d'un historique et la présentation des grands noms, il nous propose une série de documents (témoignages, textes, etc.) qui approtent une vision globale de ce genre cinématographique.
Indispensable !
The Blackheart Gang, 2006 (Afrique du Sud) - 4' 28 - animation 2D/3D
The Tale of How est un ovni animé, un de ces films qu'on ne peut pas définir tant il est éloigné de tout ce qu'on a déjà vu !
C'est une fable baroque, d'une incroyable beauté plastique et sonore, née de l'univers graphique de l'illustratrice sud africaine, Ree Treweek. Pour ma part, j'ai eu l'impression de voir bouger une peinture de Jérôme Bosch ...


Où le voir ? Sur le site de Blackheart Gang (Attention, le fichier est au format mpeg4 [à lire avec la dernière version de QuickTime] et une connexion haut débit est nécessaire pour pouvoir le charger ...)
Liens : la galerie de Ree Treweek et quelques images préparatoires (1, 2 et 3).
... d'entendre des choses pareilles :
http://sebhayez.blogspot.com/2006/04/vu-la-tl.html
Après ça, difficile de faire passer auprès des gens l'idée que l'animation peut être une forme d'art à part entière et n'est pas juste une sorte de divertissement abrutissant et puéril ...
Philippe Jullien, 1998 (France) - 13 min - animation de marionnettes
Le cyclope de la mer est un film tout en poésie et en délicatesse sur le thème de la solitude : un gardien de phare cyclope vit entouré de créatures faite des débris qu'il ramasse à chaque marée. Un jour, il recueille un petit poisson. Commence alors la cohabitation avec un être vivant ...
Le tout servi musicalement par Yann Tiersen ...
Lien : un entretien avec Philippe Jullien
Aardman, 2002 (UK)
La suite des Cracking Contraptions ...
Une "savoureuse" parodie d'Appolo 13 ...
Azur et Asmar est le prochain film de Michel Ocelot.
Une histoire d'amitié et de tolérance :
"Azur est un blond aux yeux bleus, Asmar un brun aux yeux noirs. Petits, ils se battent et s'aiment comme des frères. Grands, ils se retrouvent, impitoyablement rivaux, en quête de la Fée des Djinns, dans un Maghreb médiéval, plein de dangers, de sortilèges et de merveilles."
En tout cas, les images sont prométeuses ...
Lien : Michel Ocelot en parle ICI.
Après avoir attendu des années la sortie en DVD de Porco Rosso (en fait, il était déjà sorti une première fois dans l'anonymat le plus complet), je l'ai en fin reçu ... ce qui me fait m'interroger sur le distributeur hors asie des films du studio Ghibli, à savoir Buena Vista, c'est-à-dire Disney !
J'ai trouvé sur Buta Connection les réponses à mes questions : édifiant ! Mais malgré mon anti-disnéisme primaire, il faut tout de même reconnaitre que sans cet accord, nous ne pourrions pas voir les films de Ghibli, faute de distribution et d'investissement ...
En zappant sur France 5 hier soir, je suis tombée sur un reportage sur la ville de Celebration (Floride), une création de la société Disney ... Je ne l'ai malheureusement pas vu en entier mais j'essairai de ne pas rater la rediffusion du 15 avril (10h10).
Voici ce qu'en dit Télérama :
"Celebration est le nom d'une ville. Mais il ne s'agit pas d'une vraie ville. Le lieu a en effet été créé de toutes pièces par la société Disney en Floride. Elle rassemble des habitants qui partagent la même «disneymania» et qui ont choisi ce mode de vie étonnant pour vivre au plus proche de leur passion pour l'univers enchanteur de Mickey et Donald. Sécurité, propreté et uniformité sont les mots d'ordre de cette communauté peu banale. Pourtant, lorsque la société Disney décida brusquement de se retirer de la gestion de la ville, certains habitants perçurent cette décision comme une véritable trahison".
Ce qui m'a surtout frappé dans les témoignages des habitants, c'est l'incroyable imprégnation du monde de Disney et de sa mythologie ...
Pour en savoir + : un article sur Celebration
Marco Nguyen, Pierre Perifel, Xavier Ramonéde, Olivier Staphylas et Rémi Zaarour, 2005 (France) - 1' 30 - Dessin animé 2D/3D
Le building est un petit film hilarant commandé à la base à l'école des Gobelins par le festival d'Annecy (tous les ans, les étudiants des Gobelins font le générique du festival). A cette occasion, les réalisateurs ont souhaité retravailler leur film et voilà le résultat ...
Maintenant on connait les risques à chanter trop fort sous la douche !
Où le voir ? ICI
Lien : le site du film
Florence Deygas et Olivier Kuntzel, 2002 - 3' - dessin animé 2D/3D
Voici des dignes héritiers de Saul Bass ! Bien que ce soit leur premier génériques, ces deux français n'ont pas attendu Spielberg pour faire leurs preuves, comme le montre leur galerie (clips, publicités, etc.) sur le site de leur producteur, Nexus.
Pour ce générique, Florence Deygas et Olivier Kuntzel ont mis en place un jeu de lignes, de séparations de l'espace qui permettent au personnage de se transformer à leur passage. Ils exploitent le côté très graphique du style 60's en le réactualisant avec par un jeu de couleurs fortes. L'animation simple et fluide vient souligner le côté brut des silhouettes travaillées au tampon encreur. Bref, un savant mélange du meilleur de la technologie et du dessin !
Où le voir ?
ICI
Liens : une présentation de Kuntzel et Deygas, un entretien et le site de Nexus Productions.
Aardman, 2002 (UK)
La suite des Cracking Contraptions ...
Où comment vaincre l'imsomnie !